Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/1310

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306 MORALE A EUDEME.

sont. Donnons maintenant une analyse de cliaque vertu en particulier ; et commençons par le courage.

§ 2. On paraît, en général, à peu près d'accord pour reconnaître que l'homme courageux est celui qui sait ré- sister à tous les genres de craintes, et que le courage doit prendre rang parmi les vertus. Aussi, dans les divisions portées au tableau que nous avons tracé, nous avons placé l'audace et la peur comme étant des contraires ; et l'on doit avouer qu'elles sont en quelque sorte opposées l'une à l'autre. § 3. Il est clair également que les caractères dénommés d'après ces manières d'être diverses, ne seront pas moins opposés entr'eux. Par exemple, le lâche et le téméraire seront réciproquement contraires ; car le lâche est ainsi appelé, parce qu'il a plus de peur et moins de courage qu'il ne faut, tandis que l'autre est fait de telle sorte qu'il a moins peur qu'il ne faut et plus d'assurance qu'il ne convient. C'est là ce qui fait qu'on peut le dési- gner par un nom dérivé, et le téméraire est appelé ainsi par dérivation de témérité. § A. Par conséquent, le cou- rage étant l'habitude et la disposition la meilleure de l'âme en ce qui concerne la crainte et l'assurance, il ne faut être, ni comme les téméraires, qui ont de l'excès en un certain point et du défaut dans un autre point, ni comme les lâches qui sont également incomplets, hi ce n'est qu'ils ne le sont pas de la même manière, mais qu'ils le sont dans des sens tout contraires ; car ils pèchent par défaut

��§ 2. Au tableau que nous avons on s'esl servi dans le tableau précité.

tracé. Voir plus haut, dans ce livre, Jai dû suivre ici la variation de l'ori-

cli. 3, 5 4- — L'audace et la peur, ginal. Cône sont pas les mots mômes dont § U. La <lisposi(ion la mrilleurr

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