Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/1311

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LIVRE m, CH. I, g 6. 307

d'assurance et par un excès de crainte. Donc, le courage évidemment est la disposition moyenne qui tient le milieu entre la témérité et la lâcheté; et de plus, c'est sans con- tredit la meilleure. § 5. L'homme brave paraît le plus souvent n'éprouver aucune crainte; et le lâche, au con- traire, est toujours dans les transes. Celui-ci craint sans cesse le peu et le beaucoup, les petites choses comme les grandes; ils'elTraie vite et fort. Celui-là, au contraire, ne craint pas du tout, ou craint fort peu ; il craint difficile- ment et seulement les grands dangers. L'un sait supporter les choses les plus redoutables ; l'autre ne sait pas même endurer celles qui méritent à peine qu'on les redoute.

§ 6. Mais d'abord, quelles sont précisément les choses qu'affronte l'homme de courage? Est-ce le danger qui lui paraît à redouter à lui-même, ou le danger qui en est un dans l'opinion d'un autre? S'il ne fait que braver les dan- gers qui semblent tels à autrui, on pourrait trouver qu'il n'y a là rien de bien merveilleux; et si ce sont des dangers qu'il croit réels personnellement, ce courage peut n'être grand que pour lui tout seul. Les choses qui sont à craindre n'inspirent à chacun de la crainte que dans la mesure où elles lui semblent à craindre. Si elles lui paraissent à craindre excessivement, la crainte est excessive; si elles lui semblentpeu à craindre, la crainte est faible. Parconsé-

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et que c'est h"> la définition générale toiniier eu lidicnle. D'une manière

(le la vertu. générale, le vrai courage consiste à

§ 6. Le danger qui est tel dons supporter des dangers que l'on croit

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paraît à peine sérieuse; et l'auteur raisonnable jugera comme vous. Voir

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