Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/1401

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LIVRE VII, CH. VI.

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��quelles sont les difTérences qui distinguent les amis aimants et aimés, et enfin ce que sont les conditions aux- quelles les gens peuvent être encore amis, sans même avoii- d'affection réciproque.

��CHAPITRE VI.

De l'amour de soi. On ne peut pas le confondre avec Tamitié pro- prement dite. — Rapports et différences de l'amour de sol et de l'amitié. — Il n'y a que l'homme de bien qui puisse s'aimer lui- même. Le méchant est avec lui-même dans une lutte perpé- tuelle.

§ 1. On a beaucoup discuté pour savoir si l'on pouvait, ou si l'on ne pouvait pas s'aimer soi-même. Il y a des gens qui trouvent que l'on est, avant tout, son propre ami ; et qui, se faisant une règle de l'amour de soi, rapportent à cette mesure toutes les autres amitiés pour les juger. Mais en s'en tenant à la théorie, et d'après les faits qui se produisent évidemment entre les amis, ces deux genres d'affections sont contraires à certains égards ; et à cer- tains autres, elles semblent pareilles. § 2. Ainsi, l'amitié

��cil. VI. Morale à Niconiaquc, livre IX, cli. 14; Grande Morale, livre II, ch. 15 et 16.

§ 1. // y a des gens... On voit que le système de Larochefoucault n'était l)as précisément tiès-ncuf,quan(l l'an- tenr des Maximes le formula. —

��D'apris Irs fuits qui se produisent. Il sullit en ellel d'en appeler à l'ob- servation la plus vulgaire, pour se convaincre île la fausseté de cet odieux système.

§ 2. Uamitic qu'on se porte à soi- mîme... De lamitié. J'ai dû conser-

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