Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/1407

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


LIVRE VU, CH. VI, ^ 17. /iO;î

qui, iiatiirelleineiit, veulent être amis l'un de l'autre, et qu'il est impossible de séparer. § ^6. Voilà comment dans l'espèce humaine chaque individu est, on peut dire, son propre ami, tandis qu'il n'en est point ainsi dans les autres animaux; et le cheval, par exemple, ne peut jamais passer pour être son ami propre. Je vais plus loin, et je (lis que dans l'espèce humaine les enfants ne le sont pas non plus, et qu'ils ne deviennent leurs propres amis, que quand ils sont capables de choisir et de préférer quelque chose avec intention, (l'est alors seulement que l'enfant peut être en désaccord avec lui-même, en résis- tant au désir qui le pousse. § 17. L'amitié envers soi- même ressemble beaucoup aux affections de famille. Il ne dépend pas de nous de les dissoudre ni l'une ni l'autre. On a beau se quereller; on n'en est pas uioins parents; et l'individu, malgré ses divisions intestines, n'en est pas moins un, durant toute sa vie.

D'après tout ce qu'on vient de dire, on doit voir en combien de sens peut se prendre le mot d'aimer ; et il n'est pas moins clair que toutes les amitiés, quelles qu'elles soient, peuvent se ramener à la première et par- faite amitié.

��§ IG. Dans les mi Ires iitiiwdu.v. }lalyié ses divisions intestines. J'ai

Rapprocliement inutile cl peu exact, ajouté cos inol"; qui rcssorteut du

— Je vais plus loin et je dis. Le contexte. — D'après tout ce qu'on

texte n'est pas tout à fait aussi vient de dire. Résumé tiès-insuffi-

précis. sant et peu exact, puisque toute la

§ 17. Aux affections de famille, dernière discussion y est oaiiso. La

Comparaison inj^éniensc cl vraie. — pensée csl peu en ordre.

�� �