Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/1430

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li'2(S MORxVLE A EUDÈME.

cause de la dissidence est dans le principe même des deux amis ; l'un soutient qu'ils ne se sont liés que par intérêt, tandis que l'autre soutient le contraire, et qu'il a eu dans cette liaison quelqu autre motif que celui-là.

��CHAPITRE XI.

��Queî^tions diverses et peu sérieuses : Faut-il faire du bien à un ami utile, plutôt qu'à un ami honnête?— Citation d'Euripide. — Les définitions ordinaires de l'amitié sont fausses, en ce qu'elles sont toujours partielles. — Erreurs en amitié, qufind, au fond, on aime les choses plus que les personnes.

��g 1. Une question qu'on peut se poser encore, c'est (]e savoir à qui il faut de préférence rendre service, à un ami que recommande sa seule vertu , ou bien à celui qui reconnaît ou peiit reconnaî(i-e ce qu'on fait pour lui. Cette question revient à se demander s'il faut faire du bien à son ami plutôt qu'à un homme qui n'a que la vertu pour titre à vos bienfaits. § 2. Si le bonheur veut que votre ami soit un homme vertueux, en même temps qu'il est votre ami, la question n'offre pas, comme on voit, très-grande difficulté, à moins qu'on

��§ 35. Dons le principe. Voir ci- n'a pas de partie correspondante,

dessus dans ce chapitre, §§ 2(3 cl 30, §1. Cette question.... On verra

p. i23 et 424 par ce qui suit que l'auteur fait

Cil. XI. Morale à Mconiaque, assez bon marché de toutes ces argu-

livre IX, ch. 2 ; l.u Grande .Morale lies, comme il dit lui-même..

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