Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/1434

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/i30 MORALE A EIÎDÈME

��CHAPITRE XII.

��])a Fisolement et de l'indépendance. Comparaison de l'isole- ment avec la vie commune. — De l'indépendance divine- — Discussion de ces théories. Éclaircissements sur la véritable idée de la vie, qui consiste à la fois à sentir et ù connaître. Arguments en sens contraires. — Charme et douceur de la vie commune^ — Il n'y a que Dieu qui n'ait point besoin d'amis. — Sacrifices mutuels que se font les amis. — Ce qu'on désire par dessus tout, c'est le bonheur de son ami; et l'on peut renoncer ù la vie commune pourqu'il soit heureux ; mais en général on recherclie la vie commune, et il se peut qu'on préfère souffrir avec un ami plutôt que d'avoir ù souffrir de son absence.

§ J . Pour compléter ces théories, il faut étudier encore ce que c'est que l'indépendance, qui se suffit à elle-même, et la comparer à l'amitié, afin de voir leurs rapports et leur valeur réciproque; car on peut se demander si, dans le cas où quelqu'un serait absolument indépendant et se suffirait en tout, il aurait encore un ami, s'il est vrai que l'on ne cherche jamais un ami que par besoin. Mais si l'homme de bien est le plus indépendant de tous les hommes, et que la vertn soit la seule condition du bonheur, comment l'homme de bien aurait-il à faire d'un

��cil. XII, Morale à Nicornaque, unique du texte. — Serait absotu-

livrelX, cl). 9, 10, H et 12; Grande meut indépendant. Cette théorie

Morale, lixre II, cli.l7. coniredit cette autre Ihé'orie bien

S 1. L'indépendance qui se suffit d connue, qui fait de Thonime un être

elle-même. J'ai para pin asé le mot essenlielleineiit sociable.

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