Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/1479

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CH. VII, g -2. Mb

certaine circonspection et une sorte d'horreur instinctive pour toutes les discussions. § 7. Le propre de la débauche, c'est de se livrer sans discernement à la jouissance des plaisirs dangereux et coupables, de s'imaginer que le véritable bonheur consiste dans ces viles jouissances, de se plaire toujours à rire, aux bons mots, aux plaisan- teries, en un mot, de se montrer aussi facile dans ses paroles que dans ses actes. § 8. Les suites de la débauche, ce sont le désordre, l'impudence, l'absence de tout res- pect de soi, l'amour des excès, la paresse, la négligence de toutes choses, l'abandon, la dissolution. § 9. Le propre de l'intempérance, qui ne sait pas se maîtriser, c'est de rechercher la jouissance des plaisirs malgré les avertisse- ments de la raison, qui les défend ; c'est de savoir qu'il vaudrait cent fois mieux ne pas les goûter, et de les goûter néanmoins ; c'est de savoir qu'on devr-ait faire toujours des choses belles et utiles, et de s'éloigner du bien pour s'abandonner au plaisir. § 10. Les suites de l'in- tempérance, ce sont la mollesse, le remords qui se repent, et presque toutes les conséquences de la débauche.

��CHAPITRE VII.

Suite. Injustice, illibéralité et petitesse d'ùme.

§ 1. L'injustice a trois espèces : l'impiété, l'avidité sans bornes, et l'insolence. § 2. L'impiété est l'oubli coupable de ce qu'on doit aux Dieux, aux Génies, ou même aux

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