Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/166

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cfAiii PREFACE.

Kant, le plus grand moraliste des temps modernes. Nous retronvepons dans ses théories un mélange et un héritage des trois doctrines que nous venons de passer en revue. Ainsi que nous l'avons fait pour Aristole, nous n'aurons en exposant son système qu'à le suivre pas à pas, sans rien changer à l'ordre didactique qu'il donne à ses pensées. Seulement, nous emprunterons le moins que nous pourrons son lan- gage, dont il a cru plus d'une fois devoir s'excuser, et dont la bizarrerie, en effet, n'était pas indispen- sable. Nous nous occuperons plus particulièrement de deux de ses ouvrages : l'un. Les Fondements de la métaphysique des mœurs ; l'autre, La Crilif/ue de la Raison pratique, qui se lient et forment un tout.

J'ai déjà eu plus haut ^ roccasiou de signaler le vice de la méthode de Kant. 11 prétend trouver et établir le principe suprême de la moralité, en ne demandant rien à la psychologie et en ne s'adressant qu'à la raison. La psychologie lui semble entachée d'empirisme ; et il croirait, en se servant de ses données, compromettre la pureté de la morale, qui ne peut se fonder que sur des principes à priori. 11 faut croire que Kant confond la raison pure et la

(1) Voir plus haut, pag'e M.

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