Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/184

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ci.wvi PREFACE.

loir ? Et si c'est la psychologie qui le lui enseigne, comment en récuser l'autorité, quand elle nous dit aussi clairement que cet être qui veut, peut encore ne pas vouloir ? Kant pourrait-il nous expliquer ce que c'est pour lui qu'une volonté qui n'est pas libre? Une volonté sans liberté n'est plus une volonté ; et ce n'est pas s'entendre soi-même, que de séparer deux concepts qui n'en forment qu'un ^

Mais à quoi bon poursuivre cette argumentation ? L'erreur de Kant est évidente ; il suffit de l'avoii' signalée. Elle remplit malheureusement presque toute la première partie de la Critique de la raison pra- tique. Il semble s'y complaire, ou plutôt il n'en peut sortir; et sauf des obsei*va tiens de détail très-sagaces ou de nobles élans, comme sa fameuse apostrophe au devoir, il n'avance point d'un seul pas. 11 n'a de théories vraiment nouvelles que dans la seconde partie qu'il intitule Dialectique de la raison pratique. C'est là qu'il faut le suivre, quelque embarrassée que sa marche y soit encore.

Kant distingue entre le principe déterminant de la volonté et l'objet de la volonté. Le principe déter-

(1) Il faut lire sur toute cette partie de la doctrine kantienne, Texcellente et complète discussion de M. J. Barni, Examen de la Critique de lu raison pratique, pages 2Zi9 et suivantes.

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