Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/198

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(Af. PIŒFACK.

raisoii pratique. Dans les œuvres de 1 esprit hu- main, il n'y a que les grands dialogues de Platon qui puissent rivaliser avec elle, sans parler de la grâce suprême dont ils conserveront éternellement le pri- vilège. Jamais le devoir n'eut un plus digne organe; et la vertu, si elle peut trouver des mains plus habiles pour la peindre, ne trouvera point d'intelligence plus grande pour la comprendre, ni de cœur plus pur pour la faire aimer.

Afin d'achever cet examen des services que Kant a rendus à la science morale, il faudrait apprécier en- core deux autres grands ouvrages qui renferment l'application des théories posées dans les premiers. Ce sont les Principes inétapliysiques de la morale et les Principes métaphysiques du droit. Je n'étu- dierai pas tout au long ces deux monuments, malgré leur mérite. Mais il serait injuste de les passer sous silence; ce ne serait pas connaître le génie touî entier de Kant. Ils seront donc ici l'objet de quelques remarques.

Ces deux ouvrages d'abord sont parfaitement com- posés ; et le premier surtout. Les divisions en sont si nettes, le style en est si précis, malgré les formules dont ils sont hérissés, que la lecture en est relative- ment facile, en supposant d'ailleurs la connaissance

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