Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/200

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c.xm PP.KFACE.

tagent eu deux livres, outre V Introduction, dont le premier traite des devoirs envers soi-même, et le second, des devoirs envers autrui, division très-simple et cependant complète que Kant a lecondée par la plus pénétrante analyse. Nulle part la grandeur de la personne humaine n'a été mieux comprise ni mieux expliquée. Nulle part les mystères de notre nature morale n'ont été dévoilés avec une science aussi exacte. Les questions casuistiques dont il a fait suivre chacun de ces chapitres, sont comme une application positive de ces théories. En les voyant ramenées aux incidents les plus vulgaires de la vie de chaque jour, on en comprend mieux la justesse et la portée; et bien que cette espèce de chicane morale offre quelque bizarrerie, elle intéresse autant qu'elle instruit. Parfois les expressions du philosophe y sont un peu crues : mais cette crudité de langage n'est jamais déplacée dans les sujets où il se la permet ; elle contribue même singulièrement à la clarté et à la vigueur des pré- ceptes.

Je ne ferai sur les Principes métaphysiques de la morale que deux observations : Tune en ce qui regarde l'amitié, l'autre, en ce qui regarde la reli- gion.

Kant définît admirablement l'amitié, qui, selon lui,

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