Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/269

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divers passages moins formels du premier livre, cli. A, cl du second livre, ch. 3.

Voilà déjà cinq citations de la Morale dans la Politique. Voici la dernière. Elle est au livre VI (4), ch. 9, g 2, (p. 329 de ma seconde édition) : h Si nous avons eu raison n de dire, dans la Morale, que le bonheur résulte de )) l'exercice facile et permanent de la vertu, et que la vertu » n'est qu'un milieu entre deux extrêmes, il s'ensuit » nécessairement que la vie la plus sage sera celle qui se H maintient dans le milieu, en se contentant toujours de » cette position moyenne que chacun est capable d'at- » teindre. » Cette citation, qui amène et soutient la fameuse théorie de l'importance des classes moyennes dans la société, se rapporte à deux passages de la Morale à Nicomaque, d'abord au livre premier, ch. 8, § 0, et ensuite au livre II, ch. 6, § 9.

Il était tout simple qu'Aristote, dont le système ratta- chait la morale à la politique, en subordonnant la première à la seconde, citât souvent sa Morale dans sa Politique. Mais il la rappelle également dans la Métaphysique. C'est au livre premier (ch. 1, p. 981, b, 25, édition de Berhn, et p. 125 de la traduction de M. Cousin). Après avoir déterminé les rapports de l'art et de la science, Aristote ajoute : « Du reste, nous avons dit dans la Morale en quoi » diffèrent l'art et la science et les autres degrés de con- » naissance. » En effet, toute cette discussion se retrouve très-développée, à propos de la théorie des vertus intellec- tuelles, dans la Morale à Nicomaque, livre VI, ch. 2, 3 et suivants.

Enfin, dans le Traité de l'Ame (livre III, ch. 3, § 5, p. 280 de ma traduction) , la Morale est indiquée d'une

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