Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/268

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crj.x DISSERTATION

<loi)t elle règle souverainement les relations équitables et bienveillantes tout ensemble.

Dans ce même livre III, ch. 5, § 9 (page 151 de ma seconde édition) , Aristote exposant, avec sa profondeur liabituelle, les dissentiments des riches et des pauvres sur la justice et le droit politiques, poursuit : « Le droit pou- » vaut s'appliquer aussi bien aux choses qu'aux per- » sonnes, comme je l'ai dit dans la Morale, on s'accorde » sans peine sur l'égalité même de la chose, mais pas le » moins du monde sur les personnes à qui cette égalité » appartient. » Il s'agit encore ici du troisième chapitre du livre V de la Morale à Nicomaque, où la justice est considérée comme une sorte de proportion, dans laquelle deux des quatre termes représentent des personnes, et les deux autres, des choses corrélatives. *

Au livre IV (7), Aristote cite sa Morale deux fois de suite dans un même chapitre, le douzième (p. 239 et 2/i0 de ma seconde édition), où il traite du bonheur social ei des conditions auxquelles les citoyens peuvent l'obtenir durable et solide. « Nous l'avons dit dans notre Morale, » si toutefois, ajoute-t-il modestement, il nous est permis » de croire que cet ouvrage n'est pas dénué de toute •0 utilité : Le bonheur est un développement et une appli- >: cation complète de la vertu, non pas relative, mais i> absolue. » Puis un peu plus bas : « Dans la Morale » encore, nous avons défini l'homme vertueux : L'homme » qui par sa vertu ne prend pour des biens que les biens )> absolus. » De ces deux citations, la première répond au ^ 15 du chapitre 4 dans le premier livre de la Morale à Nicomaque ; la seconde répond aux §g A et 5 du chapitre Y dans le troisième livre du même ouvrage, et aussi à

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