Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/274

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se rappelle que dans le livre IV, cli. l/i, el le livre V de la Politique, il y a toute luie longue théorie de l'édu- cation.

Ces citations, toutes claires qu'elles sont, peuvent être jusqu'à un certain point révoquées en doute et discutées, puisque les ouvrages n'y sont pas désignés par leur ])ropre nom. Mais en voici quelques autres où cette con- dition ne manque pas. Elles concernent toutes sans excep- tion les Analytiques, tant Premiers que Derniers.

Dans la Morale à Nicomaque (livre VI, ch. 2, § 3), Aristote dit : « Toute notion nouvelle, qu'on l'acquière » soi-même ou qu'un maître la transmette, vient de prin- » cipes antérieurement connus. » Voilà le début même des Derniers Analytiques. Un peu plus bas, dans ce même chapitre, § !i, Aristote dit encore: « La science est pour » l'esprit la faculté de démontrer régulièrement les » choses, avec tous les caractères que nous avons indi- » qués dans les Analytiques. » C'est là l'objet général des Analytiques, et spécialement celui des Derniers Analy- tiques.

La Grande idorale cite également les Analytiques par leur nom, livre II, ch. 8, § 15 ; et la citation est fort exacte ; la voici : u Ainsi que nous l'avons dit dans les 1) Analytiques, le syllogisme se forme de deux proposi- » tions , dont la première est universelle , et dont la » seconde, comprise sous celle-ci, est particulière. )> On peut retrouver dans les Premiers Analytiques, livre I, ch. 1, tous les éléments de cette citation.

La Morale à Eudème mentionne trois fois les Analy- tiques. Livre I, ch. 6, § (î, l'auteur dit que parfois ce qu'on croit démontrer par un raisonnement i)eut être

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