Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/273

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PRÉLIMINAIRE. (ci.w

Un peu plus bas, dans ce uiôme livre et ce même cha- pitre, § 13, Aristote s'abstient d'approfondir la théorie du bien, et le sens vrai qu'on doit attacher à ce mot : « Mais peut-être, ajoute le texte, faut-il pour le moment » laisser de côté toutes ces questions, parce qu'il appar- » tient plus spécialement à une autre partie de la philoso- » phie de les traiter avec la précision désirable. » Il ne peut s'agir dans ce passage que de la xAIétaphysique ou des Catégories.

Les Catégories sont encore indiquées dans la Morale à Eudème, livre I, (ch. 8, § 7) : (( L'être, d'après les divi- » sions établies ailleurs, exprime également la substance, » la qualité, la quantité, le temps, etc. »

Le passage suivant de la Grande Morale (livre I, ch. 5, § 1), renvoie vraisemblablement au Traité de l'âme. L'au- teur ne veut pas étudier l'âme au point de vue de sa nature essentielle : « Car cette question, dit-il, a été » traitée ailleurs ; » et par cette raison, il se borne à n'en rappeler pour le moment que les principaux traits.

La Physique est indiquée dans la Morale à Nicomaquc (livre X, ch. 3, § 3). Aristote ne poussera pas très-loin ses théories sur le mouvement, parce que « il a été fait » ailleurs une étude approfondie du mouvement. » Cette théorie se retrouve en effet dans les livres VI, VII et VIII des Leçons de Physique.

La Politique n'est pas moins reconnaissable dans ce passage de la Morale à Nicomaque (livre V, ch. 2, g 11) : (( Quant à savoir si les règles de l'éducation qui doivent » rendre chaque individu absolument vertueux, peuvent y< être données par la politique, ou par une autre science, ') nous verrons plus tard à discuter cette question. » On

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