Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/283

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PRÉLIMINAIRE.

��CCI. XXV

��c'est-à-dire dans un traité de l'amitié en un livre, un traité du plaisir en un livre, qu'il compte à deux reprises, un traité de la justice en quatre livres, un traité en trois livres de la vertu, un traité de la volonté en un livre, etc., retrouver des parties détachées des ouvrages que nous possédons. On a même supposé que c'était pos- térieurement à l'époque de Diogène, qu'à l'aide de ces matériaux séparés, on avait, en les réunissant, composé la Morale à Nicomaque. Mais le témoignage de Cicéron, et celui même d'Atticus, renversent cette hypothèse bien gratuite et bien inutile.

Ailleurs, dans l'article que Diogène de Laërte consacre à Eudoxe, il dit que Nicomaque, le fds d'Aristote, attri- buait à ce philosophe d'avoir fait du plaisir le souverain bien. Comme Aristote prête aussi à Eudoxe cette doctrine qu'il réfute dans la Morale à Nicomaque (livre X, ch. 2, § 1; voir aussi livre I, ch. 10, § 5), on pourrait croire que Diogène partageait la conjecture de Cicéron, et qu'il attribuait aussi au fils d'Aristote la Morale à Nicomaque, que nous n'hésitons pas aujourd'hui à laisser au génie du père. L'opinion de Diogène n'ajoute pas beaucoup de poids à celle de Cicéron. Mais elle prouve que cette supposition, fort peu fondée à mon sens, a subsisté assez longtemps.

Vers l'époque de Diogène de Laërte, Porphyre possède les trois ouvrages de Morale , mais sous des noms un peu différents que ceux qu'ils ont aujourd'hui. Voici ce qu'il dit dans ses Prolégomènes à la philosophie (Récension de j\L Rrandis, Schotia in Aristoteletn, page 9, b, 23) : «En Morale, il (Aristote) a écrit la Morale à Eudème, son )) disciple, un autre traité adressé à Nicomaque, son père,

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