Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/327

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��cité ; mais je les trouve déplacées, sans pouvoir dire d'ail- leurs à quelle autre place je voudrais les mettre. La discussion sur le plaisir annonce, en finissant, la théorie de l'amitié dont elle est suivie.

Cette grande et admirable discussion de l'amitié, si solide et si vaste, si délicate et si profonde tout ensemble, remplit deux livres entiers, les huitième et neuvième- Personne n'a douté qu'elle nefûtd'Aristote; et cependant, si l'on voulait, on pourrait élever contre ces deux livres quelques objections analogues à celles qui peuvent atteindre le septième. Cette théorie de l'amitié, toute belle qu'elle est, ne tient pas essentiellement au plan de l'ouvrage. Elle figure très-bien sans doute dans un traité de morale; mais celui qu'a conçu Aristote ne l'exigeait point, surtout avec des développements aussi considé- rables. Mais est-ce Là, je le demande, une raison suffisante pour l'enlever de la Morale à Nicomaque? L'empreinte aristotélique y est évidente, j'en conviens. Mais le septième livre tout mal placé qu'il est, porte aussi la marque du philosophe, qui , seulement, y est peut-être moins bien inspiré qu'ailleurs.

Le dixième livre renferme deux ordres d'idées dis- tinctes, qui se rapportent bien à toutes les théories antérieures : ce sont des considérations générales sur le plaisir et sur le bonheur. Aristote cherche à démontrer que le plaisir, sans devoir être proscrit de la vie humaine, n'en est pas la fin véritable; et que le bonheur suprême consiste encore moins dans les actes de la vertu que dans les contemplations de l'esprit. C-e sont là des pensées qu'il avait précédemment indiquées, et sur lesquelles il croit devoir revenir en terminant son Traité de Morale,

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