Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/329

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PRÉLIMINAIRE. cccwi

lier toutes les conséquences qu'il a cru y voir. Les sept premiers chapitres tout entiers sont consacrés à l'analyse plus ou moins exacte de la notion du bonheur ; et c'est seulement à la suite que vient celle de la notion du bien, avec la réfutation ordinaire de la théorie platonicienne (les Idées.

Le second livre commence par la définition générale de la vertu, et il est employé dans toute son étendue à cette analyse approfondie. La doctrine est au fond la même que dans la Morale à Nicomaque. Mais on insiste peut- être davantage sur la grandeur de l'homme qui, seul parmi les êtres, a le privilège de pouvoir être vertueux, et sur le rôle essentiel que joue la volonté dans la vertu. La liberté, qu'on ne nomme pas plus que dans le premier ouvrage du nom qui lui est propre, est étudiée avec un très-grand soin, si ce n'est avec beaucoup d'ordre et d'exactitude, sous ses faces principales. L'homme y est considéré comme une cause libre et volontaire, sans que d'ailleurs on aille jusqu'à le rendre responsable, tout évidente que cette conséquence puisse être.

Le courage, la tempérance, la douceur, la libéralité, la grandeur d'àme, la magnificence et quelques autres ver- tus, qui remplissaient la fin du livre III et le livre IV de la Morale à Nicomaque, ne remplissent ici que le livre III tout seul. L'ordre dans lequel ces vertus sont traitées est un peu différent. Mais les idées restent tout à fait les mêmes.

Dans les trois livres suivants, l'identité est absolue. Les livres IV, V et VI de la Morale à Eudème ne sont que les livres V, VI et VII de la Morale à Nicomaque, transportés de l'une à l'autre, et comprenant, comme on se le rappelle.

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