Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/347

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DKS CHAPITRES. m

quisse du bonheur. Le temps complétera ces théories; il ne faut pas exiger en toutes choses une égale précision.

— Importance des principes.

Chapitre VI. — Justification de la définitiou du bonheur proposée plus haut. Pour bien se rendre compte de cette définition, il faut la rapprocher des attributs divers qu'on donne vulgairement au bonhenr. — Division des biens en trois espèces : biens du corps, biens de l'âme, et biens extérieurs. — Le bonheur inq:)lique néces- sairement l'activité. — L'activité réglée par la vertu est la plus haute condition du bonheur de l'homme. Toutefois les biens extérieurs complètent encore le bonheur et semblent des accessoires indispensables.

Chapitre VIL — Le bonheur n'es joas l'effet du hasard : il est à la fois un don des Dieux, et le résultat de nos efforts. Dignité du bonheur ainsi compris. Cette théorie s'accorde parfaitement avec le but que se propose la politique. — Parmi tous les êtres animés, l'homme seul peut être heureux, parce qu'il est seul capable de vertu.

— On ne peut pas dire d'un homme qu'il est heureux tant qu'il vit etqu'd est exposé aux coups de la fortune. — Ressent-on encore des biens et des maux après la mort ?

Chapitre YIIL — Il n'est pas besoin d'attendre la mort d'un homme pour dire qu'il est heureux ; c'est la vertu qui fait le vrai bonheur; et il n'y a rien de plus assuré dans la vie humahie que la vertu. — Distinc- tion entre les événements de notre vie, selon qu'ils sont plus ou moins importants. — Les épreuves fortifient et

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