Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/358

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gens irascibles s’emportent vite et se calment de même ; les gens atrabilaires, tout an contraire. — Difficulté de fixer précisément les limites dans lesquelles doit se renfermer la colère.

CHAPITRE VI. — De l’esprit de société. L’homme aimable, et l’homme qui cherche trop à plaire. La disposition moyenne dans ce caractère se rapproche de l’amitié, — L’homme qui cherche à plaire doit avoir aussi de la fermeté dans certains cas et doit savoir faire de la peine quand il le faut; il sait encore traiter les gens suivant leur position. — Défauts opposés à ce caractère; la disposition moyenne en ce genre n’a pas reçu de nom spécial.

Chapitre VII. — De la véracité et de la franchise : elle est un milieu entre la vaine jactance, qui suppose des qualités que l’on n’a pas, et la réserve, qui rappetisse celles même qu’on a. — Caractère du véridique : il déteste le mensonge, et l’évite dans les petites choses comme dans les grandes. — Le fanfaron et le charlatan ; leurs motifs divers. — Le caractère réservé ou ironique ; Socrate; l’ironie, quand elle est modérée, est aimable et gracieuse.

Chapitre VIII. — De l’esprit de plaisanterie : l’homme de bon ton sait garder un juste milieu entre le boullbn, qui cherche toujours à faire rire, et l’homme à hnmeur farouche, qui ne se déride jamais. — Limites de la bonne plaisanterie : exemple de la vieille comédie et de la comédie nouvelle ; règle que sait toujours se faire l’homme bien élevé. — Résumé.