Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/364

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ses differencos avec l’art et la science. Exemple de Périclès. Influences fâcheuses des émotions du plaisir et de la douleur sur la prudence et sur la conduite de l’homme. — La prudence, une fois acquise, ne se perd plus.

Chapitre V. — De la science et de l’intelligence : l’intelligence, l’entendement est la faculté qui connaît directement les principes indémontrables. — La sagesse ou la parfaite habileté doit être considérée comme le plus haut degré de la science; elle s’élève au-dessus des biens humains et des intérêts personnels : Phidias, Polyclète, Anaxagore, Thalès. — La prudence, qui est essentiellement pratique, doit surtout connaître les détails et les faits particuliers.

Chapitre VI. — Rapports de la prudence à la science politique ; elle ne concerne que l’individu, et règle, comme il convient, ses intérêts personnels. L’intérêt de l’individu ne peut être séparé de celui de la famille et de celui de l’État. — La jeunesse ne peut avoir la prudence, qui ne s’acquiert que par une longue expérience. — La prudence ne peut se confondre avec la science ; elle se rapproche davantage de la sensation.

Chapitre VII. — De la délibération : caractère de la sage délibération; elle diffère de la science; elle suppose toujours une recherche et un calcul ; elle n’est pas non plus un hasard ni la simple opinion. — Définition de la sage délibération : c’est un jugement droit appliqué à ce qui est vraiment utile; elle peut être absolue, ou spéciale.