Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/453

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LIVRE I, c:h. vu, s 5. /ii

qui nous vient d'eux ; et l'on doit le croire d'autant plus volontiers, qu'il n'est rien pour l'homme au-dessus de lui. g 3. Du reste, je n'approfondis pas cette question, qui appartient peut-être plus spécialement à un autre ordre d'études. Mais je dis que si le bonheur ne nous est pas uniquement envoyé par les Dieux, et si nous l'obtenons par la pratique de la vertu, par un long apprentissage ou par une lutte constante, il n'en est pas moins l'une des choses les plus divines de notre monde, puisque le prix et le but de la vertu sont évidemment quelque chose d'excel- lent, de divin, et une vraie félicité. § li. J'ajoute que le bonheur nous est même en quelque sorte accessible à tous ; car, il est possible pour tout homme, à moins que la nature ne l'ait rendu complètement incapable de toute vertu, d'atteindre au bonheur par une certaine étude et par des soins convenables. § 5. Comme il vaut mieux conquérir le bonheur à ce prix plutôt que de le devoir au simple hasard, la raisonnons porte à supposer que c'est bien réellement ainsi que l'homme peut devenir heureux, puisque les choses qui suivent les lois de la nature sont

��§3.-4 un autre ordre d'études. Il ne puisse trouver quelque bonheur,

serait difficile d'indiquer l'ouvrage § 5. S'il l'uut mieux. Aristote

d'Aristote où cette question a été soutient que le bonheur dépend de

traitée, si même elle l'a jamais été l'homme , par cette unique raison

par lui. Eustrate se borne à dire qu'il qu'il vaut mieux qu'D en soit ainsi,

s'agit de la théologie et de la théorie C'est un hommage rendu et à la di-

sur la Providence. gnité de notre nature, et à la bonté de

$ h.. Le bonheur est... accessible Dieu qui a bien voulu nous la donner.

à tous. Idée tout à la fois consolante — Oui suivent les lois de la nature.

et juste. Le spectacle même de la vie Voilà le véritable optimisme; et c'est

le prouve suffisamment, et il n'est pas un principe dont Aristote a fait le plus

de condition oîi une àmc bien faite fréquent usage dans sa Physique. 11

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