Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/466

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54 MORALE A NICOMAQUE.

a de certain, c'est qu'il n'est pas une faculté dont l'homme puisse disposer à son gré. § 2, Toute chose simplement louable ne semble devoir être louée que parce qu'elle a une certaine nature, et soutient un certain rapport avec quelqu' autre chose. C'est ainsi qu'on loue l'homme juste, l'homme courageux et en général l'homme de bien et la vertu, à cause de leurs actes et des résultats qu'ils produisent; c'est ainsi qu'on loue l'homme vigoureux, l'homme léger à la course et chacun en son genre, parce qu'ils ont une certaine disposition naturelle, et sont dans un certain rapport à l'égard de quelque qualité et de quelque talent. § 3. Ce qui rend ceci de toute évidence, ce sont les louanges mêmes que l'on essaie d'adresser aux dieux; elles les rendent tout à fait ridicules quand on les assimile aux hommes ; et ceci tient à ce que les louanges impliquent toujours une certaine relation , ainsi que nous venons de le dire.

§ /j. Si telles sont les choses auxquelles s'applique la louange, il est clair qu'elle ne s'applique point aux plus parfaites; pour celles-là il faut quelque chose de plus grand et de meilleur que la louange. La preuve, c'est que

��§ 2. Une chose simplement rapporter le mot de ridicules, soit

louable... est toujours relative. On aux louanges, soit aux Dieux. J'ai

la loue en vue du bien qu'elle peut préféré ce d<'rnier sens avec la plu-

produire. — Un certain rapport part des commentateurs, parce qu'il

avec quelqu'autre chose, et en ce se rapporte à un passage analogue

sens, la chose qu'on loue est toujours du X« liv., ch. 8, § 7 ; voir plus loin

inférieure à la chose en vue de la- ce passage. quelle elle est louée. § 4. Aux plus parfaites. Préci-

§ 3. Elles les rendent tout à fait sèment parce qu'elles ne sont plus

ricliculrs. Il y a dans l'expression du relatives, la louange ne peut plus

tcxle une obscurilé qui permet de s'adresser à elles ; c'est le respect.

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