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60 MORALE A NICOMAQUE.

sont là des questions qui ne nous importent en rien pour le moment. § 11. Dans la partie non raisonnable de l'âme, nous avons reconnu une certaine faculté qui paraît être commune à tous les êtres vivants, et qui est la faculté végétative ; en d'autres termes, c'est la cause qui fait que l'être peut se nourrir et se développer. On doit recon- naître cette faculté de l'câme dans tous les êtres qui se nourrissent, et jusque dans les germes et les embryons, ainsi qu'on la doit retrouver identiquement la même dans les êtres complètement formés ; car la raison veut qu'on admette ici l'identité plutôt qu'une différence. § 1*2. Voilà donc une puissance de l'âme qui est générale et commune, et qui ne paraît pas appartenir spécialement à l'homme. J'ajoute que cette partie de l'âme et cette puissance paraissent agir surtout durant le sommeil. Mais l'homme de bien et le méchant n'ont rien dans le sommeil qui puisse les faire distinguer l'un de l'autre; et voilà ce quia fait dire que, pendant une moitié de leur vie, les gens heureux ne diffèrent en rien des misérables. § 13. Et il est bien vrai qu'il en est ainsi ; car le sommeil est pour l'âme une complète inertie des facultés qui la font appeler bonne et mauvaise ; à moins qu'on ne suppose que même en cet état, il n'y ait encore quelques légers mouvements qui aillent jusqu'à elle, et qu'ainsi les songes

��§ 10. Pour le moment. Ces ques- dans le Traité de TAine, Livre II,

lions se trouvent discutées dans le ch. 4.

Traité de l'Ame, spécialement Livre § 12. Durant le sommeil. Voir le

H, ch. 2, § 7, de ma traduction. petit Traité du Sommeil et de la

S 11. Nous avons reconnu. Voir Veille, ch. 1, dans les Opuscules,

plus iiaut, ch. h, % 12, et surtout page 152 de ma traduction.

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