Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/473

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LIVRE 1, CH. XI, g 16. <)1

des hommes d'une nature distinguée doivent être meil- leurs que ceux du vulgaire.

§ ih. Mais je ne veux pas pousser plus loin l'examen de cette première partie de l'âme, et je laisse de côté la faculté nutritive, puisqu'elle ne peut entrer en partage de la vertu spécialement humaine que nous cherchons.

§ 15. A côté de cette première faculté, apparaît aussi dans l'âme une autre nature, qui est également irraison- nable, mais qui cependant peut participer en une certaine mesure à la raison. Nous reconnaissons en effet et nous louons dans l'homme sobre qui se maîtrise, et même dans l'homme intempérant qui ne sait pas se dominer, la partie de l'âme qui est douée de raison, et qui les invite sans cesse l'un et l'autre au bien, par les meilleurs conseils. Nous reconnaissons aussi en eux un autre prin- cipe qui, par sa nature, va contre la raison, la combat, et lui tient tête. C'est comme les membres du corps qui après un accident ont été mal remis, et qui se portent à gauche quand on veut les mouvoir à droite. Il en est de même absolument de l'âme; et les passions des gens intempérants se portent toujours en sens contraire de leur raison. § 16. La seule différence, c'est que pour le corps nous pouvons voir la partie dont les mouvements sont si peu réguliers, tandis que nous ne la voyons pas dans l'âme. Mais il n'en faut pas moins croire qu'il existe

��§ 15. Un? autre nature. C'est la particulièrement le 9= livre de la

distinction déjà faite plus haut, ch. République, page 225 de la traduc-

[{, § 12. D'ailleurs toutes ces divi- tion de M. Cousin. — En sens con-

sions sont Platoniciennes ; et ce n'est traire de leur raison. Voir plus loin

pas Aristote qui a la gloire de les la théorie de l'intempérance. Livre

aToir faites le premier. Il faut lire III, ch. 11, 12 et 13.

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