Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/511

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on ne ki désigne pas par un nom simple et absolu, mais qu’on y distingue deux nuances différentes, nous les analyserons plus tard, et pour chacune nous montrerons comment elles ont des milieux. Nous ferons la même étude des vertus intellectuelles.

CHAPITRE Vlll.

Opposition des vices extrêmes entreux et à la vertu qui tient le milieu. Opposition du milieu aux deux extrêmes. Les extrêmes sont plus éloignés l’un de l’autre qu’ils ne le sont du milieu qui les sépare. — Dans certain cas, un des extrêmes se rapproche davantage du milieu, tantôt l’extrême par excès, et tantôt l’extrême par défaut. La témérité est plus près du courage que la lâcheté; au contraire, l’insensibilité est plus près de la tempérance que la débauche. — Deux causes de ces différences, l’une venant des choses, et l’autre de nous.

§ 1. Ces trois dispositions morales parmi lesquelles sont deux vices, l’un par excès, l’autre par défaut, et une

livre IV, ch. 9. — Plus tard. Tout § 1. Les trois dispositions mo- le livre V est consacré à l’étude de la rates. La plupart des remarques que justice. Les deux nuances de la jus- va faire Aristote sur les rapports de tice sont l’égalité absolue et l’égalité la vertu aux vices contraires, soit par proportionnelle; ou bien aussi, la excès soitpar défaut, sont très-exactes ; justice selon la loi el la justice selon la mais il est certain, comme Garvc le nature. — Des vertus intellectuelles, fait observer, qu’elles ébranlent en Voir plus loin, livre VI. partie la théorie qui place la vertu Cil. Vin. Gr. Morale, liv. \, ch. l) ; dans le niiieu, cl la donne comme Morale à Eudèmc, li\ro II, ch. et une simple moyenne. C’est qu’Aristote sui\ants. lui-même ne po.so pas cette théorie