Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/528

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6 • i-? MORALE A NICOMAQCE.

ou le bien nous contraignent, et qu'ils exercent sur nous un empire irrésistible, en qualité de causes extérieures ; car à ce compte, tout en nous serait contraint et forcé, puisque tous tant que nous sommes, nous ne faisons tout ce que nous faisons que grâce à ces deux mobiles, tantôt avec peine, si c'est par force et à contre-cœur, tantôt avec un grand bonheur , quand c'est du plaisir que nous y trouvons. Mais il serait vraiment par trop plaisant de s'en prendre aux causes du dehors, au lieu de s'en prendre à soi-même, quand on se laisse si facilement entraîner à ces séductions, et de s'attribuer à soi tout le bien, en rejetant sur le plaisir toutes les fautes que l'on commet, g 12. Il n'y a donc de forcé et d'involontaire que ce qui a sa cause au dehors, sans que l'être qui est contraint et forcé puisse y être absolument pour rien.

��l'idée (le plaisir Arlslote comprend vraie délinition de riinoloutuire ; el

aussi son contraire, ridée de douleur, la conséquence, qu'Aristole ne lire

Voir plus haut le début de cet ou- pas de cette discussion, mais qui en

vrage, où runique mobile de l'acti- sort évidemment, c'est que la volonté

vite humaine est le sentiment d'un de l'honmie est invincible, et que

bien quelconque. rien au monde ne peut la faire llé-

§12. Il n'y o dune... Voilù la chir malgré elle.

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