Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/546

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n MORALE V NICOMAQUE.

Homère nous a retracé l'image; on y voit les rois annon- cer au i)eiiple les résolutions qu'ils ont préférées, et ce qu'ils ont l'intention de faire.

g 19. Ainsi, l'objet de notre préférence, sur lequel on délibère, et qu'on désire, étant toujours une chose qui dépend de nous, on pourra définir l'intention, ou préférence, le désir réfléchi et délibéré des choses qui dépendent de nous seuls ; car nous jugeons après avoir délibéré; et ensuite, nous désirons l'objet d'après notre délibération et notre résolution volontaire.

g '20. Cette sunple esquisse que nous venons de tra- cer de la préférence morale ou intention , suffit pour mon- trer ce qu'elle est et quelles choses elle concerne , et pour faire voir qu'elle ne s'adresse jamais qu'à la recherche des moyens qui peuvent mener au but qu'on poursuit.

��à quels passages Aristote veut faire parfois même, il est irrésistible, et

allusion. l'intenUon ne l'est jamais.

§ 19. Et ensuite nous dcsirons. Il § 20. Cette simple esquisse. C'est

fatidrait dire : « Nous voulons; » car toujours avec cette modestie qu'Aris-

le désir est spontané, et il ne dépend tote parle de ses travaux. Malgré

en rien de nous ; évidemment il ne quelques taches que j'ai dû signaler,

vient pas après une mûre rédexion. celte >< simple » esquisse est un chcf-

II naît en nous sans que nous puis- d'œuvre, qui n'a rien de supérieur en

sions souvent nous en rendre compte ; morale.

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