Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/559

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LIVRE m, c:h. vu, ^ 3.

��CHAPITRE VII.

��Du courage : le courage est un milieu entre la peur et la témérité.

— Ce qu'on craint en général, ce sont les maux ; distinction des maux; il en est qu'on doit craindre et d'autres qu'il faut savoir braver; il ne faut craindre que les maux qui viennent de nous.

— Le véritable courage est celui qui s'applique aux plus grands dangers et aux maux les plus redoutables ; le plus grand danger est le danger de la mort dans les combats. Beauté d'une mort glorieuse.

§ 1. Que le courage soit un milieu entre la peur et l'audace, c'est ce qu'on a déjà dit plus haut. § 2. Nous craignons les choses qui sont à craindre ; et ces choses, pour employer une expression toute générale, ce sont les maux. Voilà pourquoi Ton définit la crainte, l'appréhen- sion d'un mal. § 3. Nous craignons donc les maux de toute sorte, le déshonneur, la pauvreté, la maladie, l'abandon, la mort. Mais l'homme courageux ne paraît pas avoir du courage contre tous les maux sans exception. Il en est au contraire plus d'un qu'on doit craindre, qu'il est même honorable de craindre, et qu'il serait honteux de ne craindre point : le déshonneur, par exemple. L'homme qui craint le déshonneur est un homme estimable, et qui a le senti-

��ra, vu. Gr. Morale, livre I, ch. § 2. L'on difimt la crainte. Aris-

19: Morale à Eiulènic, livre III, tolc ne dit pas de- qui est cette déli-

cli. 1. nitioii; elle n'est pas, je crois, dans

5 1. Plus haut. Voir livre 11, Platon; elle remonte peut-être an\

ch. 2, ?i 7. Sopiiisles.

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