Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/563

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LIVUK 111, CH. Vlll, ^ à. !i\

Nous entendons par un objet vraiment à craindre celui qui dépasse les forces ordinaires de l'humanité ; et l'objet (ligne de crainte est en général celui qui peut effrayer un esprit jouissant de sa pleine raison. Mais dans tout ce qui concerne l'homme, il y a des différences de grandeur, des différences de plus et de moins. J'ajoute que ces diffé- rences qui s'appliquent aux objets de crainte, peuvent également s'appliquer aux objets qui donnent de l'assu- rance au lieu d'effrayer. § 2. L'homme courageux est iné- branlable, mais en tant qu'homme ; ce qui ne veut pas dire qu'il ne craindra pas les dangers que l'homme sage doit redouter. Au contraire, il les craindra comme on doit les craindre, et il les supportera, comme la raison veut qu'on les supporte, par le sentiment du devoir; ce qui est la fin même de la vertu. § 3. C'est qu'on peut les craindre plus ou moins qu'il ne faut, de même qu'on peut redouter aussi comme très-graves des dangers qui ne sont pas re- doutables. § h. Ces fautes diverses pourront venir tantôt de ce qu'on craint ce que l'on ne doit pas craindre ; tantôt de ce qu'on craint autrement qu'on ne devrait ; tantôt encore de ce que la crainte n'est pas justifiée dans le mo- ment où on l'a, ou de ce que l'on se trompe de tout

��bizarreries. — Aux objcix qui donnent comparer toute cette analyse du

de l'assurance. Cette expression a courage avec celle qu'en a donnée

pour notre langue quelque chose Platon spécialement dans le Laclus,

d'extraordinaire qu'elle n'a pas en page 378, traduction de M. Cousin ;

grec. puis dans les Lois, tome i, page 26,

§ 2. Maison tant qu'liommc. Aris- et suiv., id ; pages 61 et suiv. ; el

lote, tout en exaltant les vertus lui- dans la République, livre IV, pages

uiaines, rappelle toujouis l'homme 213 et suiv., id. On peut voir aussi

au sentiment de sa faiblesse. Xénophon, Mémoires sur Socrate,

S i. (es fautes diverses. 11 faut livre III, ch. !•. — Ou de ce que ion

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