Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/575

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LIVRE m, CH. X, § 2. 53

pas d'arriver aux Argieiis, qui étaient tombés sur des Spartiates , les prenant pour des habitants de Sicyone. § 17. On peut déjà voir clairement, d'après ce qui pré- cède, ce que sont les gens d'un vrai courage, et ceux qui n'en ont que la vaine apparence.

��CHAPITRE X.

��Le courage est toujours fort pénible, et c'est ce qui fait qu'il mérite tant d'estime. — Les athlètes. — La vertu en général exige des sacrifices et de douloureux efforts. — Fin de la théo- rie du courage.

��§. 1. Bien que le courage se rapporte aux sentiments de peur et d'assurance, il n'est pas dans la même relation avec ces deux sentiments. Il se manifeste davantage dans les cas où l'on peut craindre. En effet, l'homme qui, dans ces circonstances, sait garder son sang-froid et rester en face du danger ce qu'il faut être, est plus courageux que celui qui n'a que le mérite de bien distinguer les motifs faits pour le rassurer. § 2. C'est donc à la condition de supporter, ainsi qu'on l'a dit, des choses pénibles et dou-

��Ch. X Gr. Morale, livre I, ch. 19 ; nion qu'on se fait ordinairemenl du

Morale à Eudème, livre III, ch. 1. courage. Du reste, les deux idées se

§ 1. Aux sentiments de peur et confondent jusqu'à un certain point ;

d assurance. Voir la remarque que et l'on ne peut se rassurer que là où

j'ai faite plus haut sur ce mot » d'as- d'abord il y a eu lieu de craindre,

surance. » — Dans tes cas oii l'on § 2. Ainsi qu'on l'a dit. C'est sans

peut craindre. C'est là en effet l'opi- doute à quelque poëte qu'Aristote

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