Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/607

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I.IVHE IV, CH. Il, ^ 8. 85

les actes qu'elle produit, et par les choses auxquelles elle s'applique. Les dépenses du magnifique sont tout à la fois grandes et convenables; et les résultats qu'il poursuit doi- \ eut être également l'un et l'autre ; car c'est ainsi que la ciépense sera non-seulement considérable , mais qu'elle s'accordera avec le but qu'on se propose. L'œuvre doit être digne de la dépense, et la dépense doit être digne de l'œuvre, et peut-être même la surpasser.

^ 7. C'est donc uniquement en vue du bien et du beau (jue le magnifique fera ces grandes dépenses; car cette préoccupation du bien est le caractère commun de toutes les vertus. J'ajoute qu'il les fait avec plaisir et avec une noble facilité ; car regarder de trop près aux choses est en général un signe de petitesse ; et le magnifique vise à les lairc le mieux et le plus convenablement possible , plutôt qu'il ne s'enquiert du prix qu'elles coûtent et des réduc- tions qu'il serait possible d'obtenir. § 8. Je le répète : il faut nécessairement aussi que le magnifique soit libéral : car l'homme vraiment libéral sait dépenser quand il laut et ce qu'il faut; mais dans ces occasions, le grand est le pro})re du magnifique. C'est, on pourrait dire, la grandeni' de la libéralité, qui s'exerce dans les mêmes conditions ; mais avec une dépense égale, le magnifique saura faire

��S 7. — Et peut-être mcine la surpas- qui fait aussi ses dons avec plaisir. scr. C'est seulement ainsi que la ma- § 8. Le grand est le propre du ma- ^rùficence provoquera l'admiration gnifique. Cette idée est trop souvent t|u'elle recherche toujours , et qui répétée. Elle est tellement claire et dans les dépenses publiques de l'anti- essentielle qu'il semble tout ii fait quité étail ù peu près la seule récom- inutile d'y insister. — Avec une dé- pense, pense égale. Ceci contredit peut-être § 7. /4yec ^;/fl(S(c. Comme le libérai, ce qui vient d'être dit un peu plus

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