Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/64

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


uv PRÉFACE.

juste. Mais aussi quelle sécurité , quelle lorce et quel secours pour l'àme, quaud, d'accord avec elle- même, elle peut se rendre ce témoignage qu'elle n'a point à se reprocher aucune pensée, aucune action injuste ni envers les Dieux, ni envers les hommes! Le grand combat de la vie, c'est celui où il s'agit de devenir vertueux ou méchant ^ On tomberait dans une bien grave erreur, si l'on croyait qu'un homme qui vaut quelque chose, doive considérer les chances de la mort ou de la vie, au lieu de cher- cher seulement, dans toutes ses démarches, si ce qu'il fait est bon ou mauvais, et si c'est l'action d'un homme de bien ou d'un méchant. Tout homme qui a choisi un poste parce qu'il le jugeait le plus hono- rable, ou qui y a été placé par sou chef, doit y de- meurer Terme, et ne regarder ni le péril, ni la mort, ni rien autre chose que l'honneur. Aussi lorsque ïîocratc est cité devant le peuple Athénien, sous le poids d'une accusation capitale, il n'hésite point à mettre en pratique ces maximes. Quand il servait sa patrie sur les champs de bataille, il a, comme un brave soldat, gardé tous les postes où l'avaient mis

��(1) Platon, Protdfjonis. pagp 38; Gorgiax. '262, oG7 ; Lois, III, 167, 165; Gonjias, !i02; Rrpuhlùiuc. X, 265.

�� �