Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/690

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168 MORALE A NICOMAOUE.

��CHAPITRE VIII.

L'intention est un élément nécessaire du délit et de Finjustice ; les actes involontaires, ou imposés par une force supérieure, ne sont pas des actes coupables. De la préméditation. La colère excuse en partie les actions qu'elle fait commettre. — Des fautes qu'on peut pardonner; des fautes impardonnables.

§ 1. Les actes conformes à la justice et les actes injustes étant tels que nous venons de le dire , on ne commet un délit, ou l'on ne fait un acte juste, que quand on agit volontairement dans l'un ou l'autre des deux cas. Mais quand on agit sans le vouloir, on n'est point juste ni injuste, si ce n'est indirectement ; car c'est par une sorte d'accident qu'on a été juste ou injuste en agissant ainsi. § 2. C'est donc ce qu'il y a dans l'action de volontaire ou d'involontaire qui en fait l'iniquité ou la justice. Si l'ac- tion est volontaire, elle est blâmable; et elle devient en même temps, et par cela seul, une faute, une injustice. Par suite, un acte pourra bien être quelque chose d'in- juste; mais ce ne sera pas encore un acte injuste, un délit

��Ch. vin. Gr. Morale, livre I, Platon lui même le mettait en péril

ch. 31 ; Morale à Eudème, livre IV, en soutenant que le vice n'est jamais

ch. 8. volontaire.

§ 1. Que quand on agit volontai- % 2. Qui en fait l'iniquité. Et par

rement. Principe évident, qui a été suite, qui la fait méprisable ou

méconnu, tout simple qu'il est, dans punissable. — • Un délit. J'ai ajouté

une foule de théories, et qui est la ces mots pour éclaircir la pensée, qui

base do toute pénalité équitable, est un peu obscure.

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