Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/743

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LIVRE M, CH. Vil, § 7. 221

parti en un instant. Ni d'un côté ni de l'autre, ce n'est point là encore la sage délibération. Elle est en ce qui regarde nos intérêts, la rectitude à distinguer le but que nous devons poursuivre, le moyen qu'il convient d'em- ployer, et le temps auquel il faut que nous agissions. § 7. Enfin, il se peut qu'on prenne une sage résolution, soit d'une manière absolue et générale, soit d'une manière spéciale pour quelque fin particulière. La délibération qui est absolimient sage, est celle qui règle la conduite de l'homme sur la fin suprême et absolue de la vie humaine ; l'autre est celle qui ne se règle que sur le but particulier qu'elle poursuit. Mais si la sage délibération est le pri- vilège des gens sensés et prudents, il s'ensuit que la sage délibération est la rectitude du jugement appliquée à un but utile, dont la prudence est une conception exacte et vraie.

��^ 7. Su7' la fin suprême et absolue ch. 1, §6, la théorie du bien su- de la vie. Voir plus haut livre I, prême.

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