Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/770

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us MORALE A NICOMAQUE.'

de son intempérance. Le premier est sans aucun doute plus facile à guérir, parce qu'il pourrait changer de façon de voir. Mais l'intempérant qui ne se domine plus, est tout à fait dans le cas de notre proverbe : « Quand l'eau déjà vous étouffe, à quoi sert de boire encore » ? S'il n'avait point agi par suite d'une conviction, il pourrait cesser de faire ce qu'il fait en changeant de conviction; mais dans notre hypothèse, il a une conviction très-formelle, et il n'en fait pas moins tout le contraire de ce qu'il faudrait. $ il. Enfin, si la tempérance et l'intempérance peuvent se produire pour toute espèce de choses, que devra-t-on comprendre quand on dit d'un homme d'une manière absolue qu'il est intempérant ? Car personne ne peut avoir toutes les intempérances possibles sans exception; et pourtant, nous disons d'une manière absolue de cer- taines gens qu'ils sont intempérants.

§ 12. Telles sont les questions diverses qui peuvent s'élever ici. Parmi elles, il en est quelques-unes qu'il faut résoudre. Il en est d'autres qu'on devra laisser de côté, parce que la solution d'un doute qu'on discute ne doit être que la découverte de la vérité.

��pardonnable aux yeux de Socrate. — § 12. Qu'il faudra laisser de côté. Daus le cas de notre proverbe. On ne Ainsi, Aristote Condamne lui-même voit pas liès-biea comment ce pro- quelques unes de ces questions, et il verbe s'applique ici. ne les juge pas dignes d'être discutées, $ii. Potir toute espèce de choses, sans doute parce qu'elles sont trop Loin de là ; l'intempérance et la subtiles. — Que la découverte de la tempérance ne s'appliquent qu'à un vérité. Et que ces questions ne pour- ordre de choses très-limité. Voir plus raient mener à celte découverte, qui haut, livre III, ch. 11, § 3. a seule de l'importance.

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