Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/823

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LIVRE VII, CH. XII, § 8. 301

possible que l'homme heureux vive avec plaisir. Et en effet comment pourrait-il avoir besoin du plaisir, si le plaisir n'est pas un bien ? Mais se peut-il que l'homme heureux vive en même temps dans la peine ? Et si la peine n'est ni un mal ni un bien, du moment que le plaisir non plus n'est ni l'un ni l'autre, alors pourquoi le fuirait-il? Il en résulterait que la vie de l'homme vertueux ne donne pas plus de plaisir que celle d'un autre, si l'on admet que les actes auxquels il se livre, n'en donnent pas non plus da- vantage.

§ 8. Ne sont jms des biens. Dans — Dans la peine. Puisqu'on suppose

les théories que critique Aristote, on qu'il ne peut accepter le plaisir,

n'a pas nié absolument que le plaisir et que le plaisir n'est pas un bien,

pût être un bien ; on a dit au con- — Le plaisir non plus n'est ni l'un

traire qu'il y avait des plaisirs qui ni l'autre. C'est ce qu'il aurait fallu

étaient bons ; et ce sont ces plaisirs- établir d'abord. — Si l'on admet.

Ii\ que peut goûter l'homme heureux. Hypothèse d'ailleurs inadmissible.

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