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302 MORALE A NlCOMiVQLlK

��CHAPITRE Xlll.

Des plaisirs du corps. Fausses théories sur ce sujet; il ne faut pas proscrire les plaisirs du corps absolument; mais il faut les restreindre dans les limites où ils sont nécessaires. — Cause de Terreur qui fait prendre les plaisirs du corps pour les seuls plaisirs; ils nous consolent souvent de nos chagrins. La jeu- nesse. Les tempéraments mélancoliques. — Nature de l'homme qui a besoin de changement. Dieu seul dans sa perfection ne change jamais. Le méchant aime à changer sans cesse. — Fin de la théorie du plaisir.

§ 1. En ce qui concerne les plaisirs du corps, il faut examiner ce qu'ils sont, pour répondre aux gens qui pré- tendent que certains plaisirs sont fort désirables, par exemple, les plaisirs honnêtes, mais que ce ne sont jamais les plaisirs du corps, ni en général ceux que recherche le débauché. § 2. Dès-lors, comment peut-on soutenir aussi que les douleurs, qui sont contraires à ces plaisirs, sont des maux? Le bien n'est-il plus le contraire du mal? Ou bien, faut-il se restreindre à dire que les plaisirs néces- saires sont bons, en ce sens seulement que ce qui n'est pas

��Ch. Xin. Gr. Morale, livre II, que le plaisir corporel soil un bien,

ch. 9; Morale à Eudème, livre VI, il fuudra soutenir aussi que la dou-

ch. 13. leur corporelle n'est pas un mal. C'est

§ 1. Pour répondre' aux gens. On cette conséquence paradoxale qu'A-

peut croire qu'il s'agit toujours du ristote veut faire ressortir, et qu'il

Philèbe de Platon. n'exprime peut-être pas assez nettc-

5 2. Les douleurs... sont des ment. — Les plaisirs nécessaires,

maux. Il est certain que, si l'on nie Ceux qui accompajinent la satisfac-

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