Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/825

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LIARE Vil, CH. Xlll, § h. 803

mauvais est bon? Ou encore faut-il penser qu'ils ne sont bons que jusqu'à un certain point? En elFet, dans toutes les dispositions morales, dans tous les mouvements, où il ne peut pas y avoir excès du bien, l'excès du plaisir est également possible. Or, l'excès est possible dans les biens corporels ; et le vice sous ce rapport consiste précisément à rechercher l'excès, et non pas à ne rechercher que les plaisirs absolument nécessaires. Tous les hommes sans exception trouvent une certaine jouissance à manger les ahments, à boire les vins, à se livrer aux actes de l'amour : mais tous ne prennent pas ces plaisirs dans la mesure qu'il faut. Pour la douleur, c'est tout le contraire. On n'en fuit pas seulement l'excès ; on la fuit absolument ; car la douleur n'est pas le contraire de l'excès du plaisir, à moins que cpielqu'un ne recherche les excès de douleur, comme d'autres recherchent les excès de plaisir.

g 3. Mais il ne suffit pas de trouver le vrai; il faut de plus expliquer la cause de l'erreur. C'est un moyen d'af- fermir encore la conviction qu'on a ; et quand on voit net- tement pourquoi une chose a pu nous paraître vraie, sans l'être cependant, on s'attache avec d'autant plus de force à la vérité qu'on a découverte. C'est là ce qui doit nous engager à rechercher comment il se fait que les plaisirs du corps semblent plus désirables que tous les autres.

% l\. Le premier motif, c'est que le propre du plaisir

��tion des besoins naturels. — Que jus- et qu'on pourrait très-souvent appli-

(/u'àwn fer (ai/1 point. C'est là le vrai, quer avec grand profit. La question

— Comme d'autres recherchent... que se pose Aristote est fort intéres-

Paraphrase du texte, qui est très- santé; mais on peut trouver qu'elle

concis et très-obscur. n'est pas très-bien résolue.

$ 3. Il faut de plus expliquer la % !i. Le premier motif. Ce premier

cause de l'erreur. Principe très-utile, niolif est très-clairement indiqué : on

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