Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/829

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LIVRE Vil, CH. Xlll, S 10. 307

iaitement simple, le même acte serait toujours pour lui la source du plaisir le plus parfait. Voilà comment Dieu jouit éternellement d'un plaisir unique et absolu, parce que l'acte n'est pas seulement dans le mouvement; il est aussi dans l'inmiobilité et dans l'inertie ; et le plaisir est plus aussi dans le repos que dans le mouvement. Si le change- ment, comme le dit le poète, a pour l'homme des charmes incomparables, ce n'est que l'effet d'une imperfection en nous. De même que l'homme, le méchant aime à changer sans cesse ; et notre nature a besoin de changement, parce qu'elle n'est ni simple ni pure.

§ 10. Je finis ici ce que nous avions à dire de la tem- pérance et de l'intempérance, du plaisir et de la douleur. Après avoir expliqué la nature de chacune de ces affec- tions, et fait voir comment les unes sont des biens, et les autres, des maux , il ne nous reste plus qu'à parler aussi de l'amitié.

��douzième livre de la Métaphysique, méchant n'est jamais dans le bien, et

ch. 7, p. 200 de la traduction de qu'il s'agite sans cesse dans le mal.

M. Cousin, 2"= édition. — Comme dit § 10. Je finis ici... Du ■plaisir,

le poîtc. Euripide, Orcste vers 23i, Aristote consacre cependant encore

édit. de Firmin Didot. Cette sentence do longues discussions à la théorie

d'Euripide est répétée dans la Morale du plaisir. Le dixième livre en est

àEudème, livre VII, ch. 1, § 9. — Le presque rempli. Voir le début de ce

méchant aime à changer sans cesse, dernier livre; voir aussi la Disser-

Obsrnation très-juste ; c'est que le talion préliminaire.

��FlîV DU LIVRE SEPTIEME.

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