Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/875

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LIVRE VIII, CH. XII, § 1. 353

ments d'amitié et de justice sont les moins étendus. C'est au contraire dans la démocratie qu'ils sont poussés le plus loin, parce qu'une foule de choses y sont communes entre des citoyens qui sont tous égaux.

��CHAPITRE XII.

��Des affections de famille. — De la tendresse des parents pour leurs enfants, et des enfants pour leurs parents; la première est en général plus vive que Tautre. — Affection des frères entr'eux : motifs sur lesquels elle s'appuie. — Affection conjugale : les en- fants sont un lien de plus entre les époux. — Rapports généraux de justice entre les hommes.

§ 1. Toute amitié repose donc sur une association, ainsi que je l'ai déjà dit. Mais peut-être pourrait-on dis- tinguer de toutes les autres affections celle qui naît de la parenté, et celle qui vient d'un rapprochement volontaire entre des camarades. Quant au lien qui unit les citoyens entr'eux, ou qui s'établit entre les membres d'une même tribu ou les passagers dans un voyage de mer, et quant à toutes les liaisons analogues, ce sont des rapports de simple association plutôt que tout autre chose. Elles ne semblent que la suite d'un certain contrat ; et l'on pour-

��pétition de ce qui vient d'être dit un § 1. Ainsi que je l'ai dit. Il l'a

peu plus haut , § 5. — Les démo- plutôt fait entendre qu'il ne l'a dit

rraties. Voir aussi plus haut, ibid. explicitement dans ce qui précède

Ch. XII. Morale à Eudème, livre — La suite d'un certain contrai.

\'II, ch. 7, 9 et 10. C'est peut-être la première fois qu'il

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