Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/881

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


LIVRE VIII, CH. XIII, S 1. 359

��CHAPITRE XIIl.

��Les plaintes et les réclamations ne sont pas à craindre dans les amitiés par vertu ; elles sont plus fréquentes dans les amitiés par plaisir; elles se produisent surtout dans les liaisons par intérêt. — Deux espèces de liaisons d'intérêt : Tune purement morale, Tautre légale. — Des règles à suivre dans la juste recon- naissance et l'acquittement des dettes ou des obligations qu'on a contractées. — L'étendue d'un service doit-elle se mesurer sur l'utilité de celui qui en a profité ou sur la générosité de celui qui l'a rendu ? — Sentiments diflférents de l'obligé et du bienfai- teur. — Supériorité des amitiés par vertu.

§ 1. Les amitiés sont donc de trois espèces, ainsi qu'on l'a dit au début ; et dans chacune d'elles, les amis peuvent être ou dans une égalité complète, ou dans un rapport de supériorité de l'un sur l'autre. Ainsi, ceux qui sont égale- ment bons peuvent être amis. Mais le meilleur peut aussi devenir l'ami d'mi homme moins bon que lui. De même encore pour ceux qui se lient par plaisir, et de même enfin pour ceux qui se lient par intérêt, et dont les services peuvent être égaux ou différents en importance. Quand les deux amis sont des égaux, il faut qu'en vertu de cette égalité même ils soient égaux dans l'affection qu'ils se portent, ainsi que dans tout le reste. Mais quand les amis

��Ch. XIIL Gr. Morale, livre II, Voir plus haut, ch. 2, § 1. — Quand

ch. 19; Morale à Eudème, livre VII, les deux amis sont des égaux. C'est

ch, 3. le cas de la véritable amitié, qui est

§ 1. Ainsi qu'on l'a dit au début, aussi la seule dui^able.

�� �