Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/887

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LIVRE VIII, Cil. XIV, ^ 1. 365

��CHAPITRE XIV.

Des dissentiments dcans les liaisons où l'un des deux est supérieur i\ l'autre. Chacun tire de l'amitié ce qu'il doit en retirer; l'un, l'honneur; l'autre, le profit. — Des honneurs publics. — Des rapports dans lesquels ils est impossible à l'homme de s'ac- quitter pleinement. — Vénération envers les Dieux et envers les parents. — Relation du père et du fils.

§ 1. Il peut donc encore s'élever des dissentiments dans les liaisons où l'nn des deux est supérieur à l'autre. Chacun de son côté peut croire qu'il mérite plus qu'on ne lui donne; et quand cette dissidence se produit, l'amitié se rompt bientôt. Celui qui est vraiment au-dessus de l'autre, croit qu'il lui appartient d'avoir davantage, puis- qu'il faut que la part la plus forte aille toujours au mérite et à la vertu. De son côté, celui qui est le plus utile des deux fait la même réflexion ; car on soutient avec raison que l'homme qui ne rend aucun service utile, ne peut obtenir une part égale. C'est alors une charge et une ser- vitude ; ce n'est plus une réelle amitié, quand les avan- tages qui viennent de cette amitié, ne sont pas proportionnés à la valeur des services rendus. De même que dans une as- sociation de capitaux, ceux qui apportent davantage doi- vent avoir aussi une plus forte part dans les bénéfices ; de

��cil. XIV. Gr. Morale, livre II, § 1. Est supérieur a L'autre. Par

c!i. 19; Morale à Eudème, livre VII, la position sociale phis encore qne rh. 3, ûetlO. par la vertu. — Ja- beau profit,

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