Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/915

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LIVRE IX, CH. Vil, § 1. 393

��CHAPITRE V!I.

��Des bienfaits. Le bienfaiteur aime en général plus que l'obligé. — Explications fausses de ce fait étrange. Mauvaise compa- raison des dettes ; Epicharme. Explication particulière d'Aris- tote. — Amour des artistes pour leurs œuvres ; amour des poètes pour leurs vers, — L'obligé est en quelque sorte l'œuvre du bienfaiteur. — Plaisir actif supérieur au plaisir passif. — On se plait au bien qu'on fait ; on aime davantage ce qui coûte de la peine. — Attachements plus vifs des mères pour les enfants.

��§ 1. Les bienfaiteurs paraissent en général aimer ceux qu'ils obligent plus que ceux qui reçoivent le service n'aiment ceux qui le leur rendent; et comme cette dilFé- rence paraît contraire à toute raison, on en cherche les motifs. L'opinion la plus répandue, c'est que les uns sont des débiteurs en quelque sorte, et que les autres sont des créanciers. De même donc que pour les dettes, ceux qui doivent souhaiteraient volontiers que ceux qui leur ont prêté ne fussent plus, et que les prêteurs au contraire vont jusqu'à s'occuper avec sollicitude de leurs débiteurs; de même aussi ceux qui ont rendu service, veulent que leurs obligés vivent pour reconnaître quelque jour les

��Ch. vu. Grande Morale, livre II, ristote est vraie; et la reconnaissance

cil. 13 ; Morale à Eudème, livre VII, est une chose assez rare. — Pour

ch. 8. reconnaître (fuelque jour Les services.

§ 1. Paraissent en (/encrai. Dans Ce motif n'est pas le bon; et Aristote

celte large mesure, la remarque d'A- eu donnera de meilleurs un peu plus

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