Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/939

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LIVRE IX, CH. XI,

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��car c'est le devoir d'un ami de rendre service à ses amis, surtout quand ils en ont besoin et qu'ils ne le demandent pas. C'est à la fois pour les deux amis et plus beau et plus doux. Quand on peut coopérer en quelque chose à la for- tune de ses amis, il faut s'y mettre de tout cœur; car ils peuvent là aussi avoir besoin que des amis les aident. Mais il ne faut point être empressé à prendre une part personnelle aux avantages qu'ils obtiennent, parce qu'il n'est pas très-beau d'aller avec tant d'ardeur réclamer un profit pour soi-même. D'un autre côté, il faut bien prendre garde aussi de déplaire à ses amis par un refus et de leur montrer, quand ils offrent, trop peu de condescendance ; ce qui arrive quelquefois.

Ainsi donc, en résumé, la présence des amis paraît une chose désirable dans toutes les circonstances de la vie, quelles qu'elles soient.

��contraires. Tous ces conseils sont d'une admirable délicatesse; et ils sont très-pratiques. — Ce qui arrive quelquefois. Précepte encore plus délicat, et tout aussi \ra'\ qu'aucun de ceux qui précèdent. C'est une des relations les plus difficiles de l'amitié de savoir jusqu'à quel point on doit

��accepter ou refuser. La remarque d'Aristote prouve assez que même dans les amitiés les plus complètes, Paxiôme : « tout est commun entre amis » est d'une application très- rare. — Ainsi donc en résumé. La conclusion est digne de tous les dé- veloppements qui précèdent.

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