Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/954

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432 MORALE A MCOM \QUE.

pas plii!^ qu'on ne goûte celui du musicien, si l'on n'est pas musicien ; et ainsi du reste.

§ 16. Dans un ordre d'idées différent, la conduite de l'ami véritable qui diffère tant de celle du flatteur, semble aussi démontrer bien clairement que le plaisir n'es» pas le souverain bien, ou du moins que les plaisirs diffèrent beaucoup en espèce. Ainsi, l'un ne semble rechercher votre société qu'en vue du bien ; l'autre, qu'en vue du plaisir; et si l'on désapprouve l'un, tandis qu'on estime l'autre, c'est qu'ils recherchent aussi la société d' autrui dans des buts tout à fait dissemblables. § 17. Personne ne consentirait à n'avoir que l'intelligence d'un enfant durant sa vie entière, tout en trouvant dans ces bagatelles puériles les plaisirs les plus vifs qu'on puisse imaginer. Personne ne consentirait davantage à payer le plaisir au prix des actions les plus basses, ne dût-il même jamais en ressentir la moindre peine. Ajoutez qu'il y a une foule de choses que nous rechercherions avec entraînement, quand bien jnême nous n'y trouverions aucun plaisir : par exemple, voir, se souvenir, apprendre, avoir des vertus et des talents. Mais si l'on dit que le plaisir est nécessairement la suite de tous ces actes, je réponds que ceci importe fort peu, puisque nous n'en voudrions pas moins ces sen- sations, quand bien même il n'en sortirait pas le moindre plaisir pour nous.

��C'est ce rurAristole lui-même dil un est pas formellement exprimée. —

peu plus bns. Démontrer bien clairement. Cet ar-

§ 16. Dans un ordre d'idées diffé- gument n'est pas non plus décisif;

rent. J'ai ajouté ces mots dont le et Aristote pouvait choisir un exemple

sens ressort du texte, alin de mar- plus frappant,

«nier une sorte de transition (\\r i\\ % t7. Pur exemple voir, se soure-

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