Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/963

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LIVRE X, CH. V, K 2. /jûi

��CHAPITRE V. .

De la différence des plaisirs. Elle vient de la différence des actes. — On réussit d'autant mieux qu'on a plus de plaisir à faire les choses. — Les plaisirs propres aux choses, les plaisirs étrangers; les uns troublent les autres, parce qu'on ne peut bien faire deux choses à la fois. Exemple des spectateurs au théâtre et leurs distractions. — Plaisirs de la pensée, plaisirs des sens. — Le plaisir varie suivant les êtres, et même d'individu à individu dans une même espèce. — C'est la vertu qui doit être la mesure des plaisirs.

g 1. Ces considérations doivent nous faire comprendre pourquoi aussi les plaisirs diffèrent en espèce. C'est que les choses qui sont d'espèces différentes ne peuvent être complétées que par des choses qui sont également diffé- rentes en espèces. On peut prendre, pour exemple, toutes les choses de la nature et les œuvres de l'art, les animaux et les arbres, les tableaux et les statues, les maisons et les meubles. Tout de même encore les actes qui sont spécifi- quement différents, ne peuvent être complétés que par (!es plaisirs différents en espèce. § 2. Ainsi, les actes de la pensée diffèrent des actes des sens ; et ceux-ci ne diffè- rent pas moins d'espèce entr'eux. Les plaisirs qui les

��(h. V. Gr. Morale, livre II, ch. 9. statue ne peut pas être compkHée par

^' t. A'c peuvent être compUlécs. un arbro, si elle e>t inachevée, ni

Cette expression n'est pas très-claire, un animal par un tableau. La pensée

cl les exemples que elle Aristole ne serait alors par trop évidente, et il

ronlribuenl pas à l'expliquer, à eût élé facile de Texprimer plus nel-

moins qu'il ne veuille dire qu'une lemenl.

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