Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/974

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452 MOIUI.E A NICOiVUQUK.

��CHAPITRE VII.

��Suite de la récapitulation des théories sur le bonheur. L'acte de rentendcment constitue l'acte le plus conforme à la vertu et par suite le plus heureux; il peut £tre le plus continuel. — Plaisirs admirables de la philosophie. — Indépendance absolue de l'entendement et de la science ; il est à lui-même son propre but; calme et paix profonde de l'entendement. Troubles de la politique et de la guerre. L'entendement est un principe divin dans l'homme. — Supériorité infinie de ce principe; grandeur de l'homme ; le Iwnheur est dans l'exercice de l'in- telligence.

��§ 1. Si le bonheur ne peut être que l'acte conforme à la vertu, il est tout naturel que ce soit l'acte conforme à la vertu la plus haute, c'est-à-dire la vertu de la partie la meilleure de notre être. Que ce soit dans l'homme l'entendement ou telle autre partie, qui, suivant les lois de la nature, paraisse faite pour commander et conduire, et pour avoir l'intelligence des choses vraiment belles et divines; que ce soit quelque chose de divin en nous, ou du moins ce qu'il y a de plus divin de tout ce qui est dans l'homme, l'acte de cette partie conforme à sa vertu propre doit être le bonheur parfait ; et nous avons dit que

��Ch. VU, Pas de théorie correspon- haut, livre I, ch. i à la fin ; mais

(ianle dans la Grande Morale; Mo- Aristoten'y est pas aussi précis qu'il

raie à Eudèuie, livre Vll, ch. 15 et Test maintenant. Tout ce chapitre

dernier. est vraiment admirable. Voir aussi'

5 \. Et nous cirons (lit. Voir plus livre VI, ch. 10, §0.

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