Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/995

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LIVRE X, CH. X, g IG. Zi73

grande encore, puisqu'elle ne leur vient que des liens du sang et des bienfaits ; car le premier sentiment que la nature inspire aux enfants, c'est l'amour et l'obéissance. g 15. Il est encore un point sur lequel les éducations particulières l'emportent sur l'éducation commune ; et l'exemple de la médecine nous fera bien comprendre ceci. En général, quand on a la fièvre, la diète et le repos sont un excellent remède ; mais il peut y avoir tel tempéram- , ment auquel ce remède ne convient pas, de même qu'un lutteur n'oppose pas les mêmes coups et le même jeu à tous ses adversaires. De même aussi, quand l'éducation est particulière, le soin qui s'applique alors spécialement à chaque individu, semble avoir quelque chose de plus achevé, puisque chaque enfant reçoit pysonnellement le genre de soins qui lui convient davantage. Mais les soins les meilleurs, même dans un cas individuel, seront tou- jours ceux que donnent ou le médecin, ou le gymnaste, ou tel autre maître, quand ce maître connaît les régies gé- nérales, et qu'il sait que telle chose convient à tout le monde ou du moins à tous ceux qui sont dans telles ou telles conditions ; car les sciences ne tirent leurs noms que du général, de l'universel, et ne s'occupent en effet jamais que de lui. § 16. Je ne nie pas d'ailleurs que, même en étant fort'ignorant, on ne puisse aussi traiter avec succès tel cas particulier, et qu'à l'aide de l'expérience toute seule on ne réussisse parfaitement. Il suffit d'avoir observé

��tnyens. — Le premier senlimenl. sition, ou bien il y a quelque désordre

Voir plus haut, livre VIII, cli. il, dans le texte.

§ 2. î^ 16. Je ne vie fins d'ailleurs,

$ 15. // est encore un point. Il ^léme remarque. Toutes ces idées se

semble qu'il manque ici une Iran- lient mal à celles qui les précèdent ;

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