Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/996

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hlti MORALE A NICOMAQLE.

avec exactitude les phéiiouiènes que clia(j[ne cas présente; et c'est ainsi qu'on voit des gens qui sont poiu' eux-mêmes d'excellents médecins, et qui ne pourraient absolument rien contre les soufïrances d'un autre. Néanmoins, quand on veut devenir sérieusement habile en pratique et en théorie, il faut aller jusqu'au général, jusqu'à l'universel, et le connaître aussi profondément que possible. Car, ainsi qu'on l'a dit, c'est à l'universel que se rapportent toutes les sciences.

§ 17. Quand on veut améliorer les hommes par les soins qu'on leur donne, que ce soit d'ailleurs une multi- tude ou un petit nombre, il faut d'abord viser à se faire législateur, puisque c'est par les lois que l'humanité de- vient meilleure, êîais ce n'est pas une œuvre vulgaire que de bien conduire l'être, de quelque genre que ce soit, qui est confié à vos soins ; et si quelqu'un peut accomplir cette tâche difficile, c'est surtout celui qui possède la science, comme dans la médecine, par exemple, et dans tous les autres arts, où il faudrait à la fois des soins et de la réflexion.

§; 18. Comme conséquence de ceci, faut-il que nous recherchions comment et à quelle source on pourrait acquérir le talent de législateur? Dois-je répondre: c'est

��et elles peuvent sembler une di- que, même pour bien foire Tétluca-

gressioi». — Ainsi qu'on l'a dit. Ceci tiou d'un seul individu ou de ses

me semble se rapporter à Platon qui enfanis, il faut posséder la science

a en effet établi ce principe, ou même des lois. Cette idée ne serait pas trf's-

ù Arislote, qui Ta souvent répété dans jusie; mais c'est une conséquence de

la Lot^ique et dans la Métaphysique, la théorie erronée qui donne à la po-

§ 17. Viser à se faire législateur, jitiqne une si grande supériorité sur

11 semble qu'Aristote veuille dire ici la morale.

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